Le Ministère de l’Éducation découvre que le niveau en orthographe des écoliers français plonge

Le ministère de l'Éducation a publié mercredi 9 novembre une étude qui prouve que le niveau en orthographe des écoliers français chute dramatiquement. L'occasion de se poser les vraies questions de ce désastre ? Non. L'occasion d'une opération de politique partisane.

Ce n’est un scoop pour personne : les jeunes français écrivent de moins en moins bien, et ce depuis des décennies.

Ce rapport affirme pourtant que ce sont les programmes « insufflés par la droite » en 2008 qui sont responsables. Une contradiction flagrante avec ce que disent les chiffres : sur la même dictée, « les élèves de CM2 ont fait en moyenne 17,8 erreurs en 2015, contre 14,3 en 2007 et 10,6 en 1987″.

Najat Vallaud-Belkacem, elle, en est convaincue : les nouveaux programmes de français qu’elle a mis en œuvre à la rentrée 2016 devraient changer la donne.

Avant de changer les programmes, revoyons les méthodes

Il est aujourd’hui prouvé que ce ne sont pas d’abord les programmes qu’il faut changer, mais les méthodes. La méthode globale par exemple (et sa jumelle « semi-globale) est largement responsable de ce désastre : quand on lit non pas une suite de lettres mais un mot dans sa globalité, qu’importe qu’il y ait ou non un « s » à la fin ? Comment comprendre qu’une simple lettre change radicalement la fonction du mot ? C’est impossible.

Résultat : « C’est l’orthographe grammaticale – règles d’accord sujet-verbe, groupe nominal, accords du participe passé – qui perd les écoliers », nous dit le Monde.

Les écoles libres, dont une écrasante majorité utilisent la méthode syllabique, n’ont pas ces problèmes. Leurs élèves écrivent correctement bien avant le CM2.

Pendant ce temps, l’Éducation nationale en est encore à magouiller des nouveaux programmes, sans jamais songer à remettre à plat les méthodes.

Les écoles libres ont encore de beaux jours devant elles…